
Déclaration : Réponse du CCEA au rapport du Bureau de l'ombudsman des marchés publics sur l'examen des pratiques d'approvisionnement concernant les contrats attribués aux entreprises autochtones
Le Conseil canadien pour le commerce autochtone (CCCA) se réjouit des conclusions publiées aujourd’hui par l’Ombudsman des marchés publics. Ce rapport constitue un correctif essentiel qui, s’il est suivi d’effets concrets, renforcera l’intégrité, la responsabilisation et l’impact économique des marchés publics fédéraux destinés aux Autochtones.
Le CCEA milite pour un système d'approvisionnement équitable, transparent et accessible. Depuis plus de dix ans, il fournit des recherches approfondies et des recommandations politiques qui rejoignent largement les conclusions de l'Ombudsman en matière d'amélioration systémique.
Nous expliquons ci-dessous comment les recommandations de longue date du CCEA s'alignent sur le présent rapport.
Recommandation 1 : Élaborer une politique d'approvisionnement autochtone globale
L’Ombudsman exhorte Services aux Autochtones Canada (SAC) à accélérer l’élaboration d’une politique consolidée à l’échelle gouvernementale afin de clarifier les règles, les rôles et la vérification.
- Centralisation: Le CCEA a conseillé aux gouvernements de « simplifier le langage, les processus et les exigences » et de « centraliser les possibilités et l’administration des marchés publics autochtones » (Examen des marchés publics régionaux autochtones, 2024).
- Partenariat: Nous avons souligné que le gouvernement fédéral doit surveiller les politiques et identifier les obstacles « en partenariat avec les organisations et les entreprises autochtones ». (Atteindre 5 %, 2022).
- Feuille de route Le CCEA avait précédemment appelé à des « instructions claires et précises sur la manière de procéder » pour servir de feuille de route aux outils politiques (Créer les conditions du succès, 2022).
- La communication: Nous avons constaté que la mauvaise communication et les politiques rigides entravent considérablement l'engagement (Obstacles et bonnes pratiques en matière de participation des Autochtones aux marchés publics fédéraux, 2024).
- Vérification: Le CCEA a recommandé un « intermédiaire indépendant géré par des Autochtones » pour garantir des pratiques éthiques et des données exactes (Créer les conditions du succès, 2022) et a proposé de déléguer l'administration du Répertoire des entreprises autochtones au CCEA (Examen des marchés publics régionaux autochtones, 2024).
Recommandation 2 : Mécanisme de recours dirigé par les Autochtones
Le médiateur recommande la mise en place d'un mécanisme permanent, impartial et dirigé par les Autochtones pour contester officiellement les mises de côté du PSIB.
- Confiance et soutien : Le CCEA a exhorté les gouvernements à « déléguer l’administration de ces efforts aux organisations autochtones afin d’accroître la confiance » et à mettre en place des processus de formation et de rétroaction adaptés aux entreprises (Examen des marchés publics régionaux autochtones, 2024).
Recommandation 3 : Indiquer avec précision l’objectif de 5 %
L’Ombudsman recommande de mettre à jour les calculs de l’objectif de 5 % afin de ne tenir compte que de la valeur du travail réellement effectué par les entreprises autochtones, empêchant ainsi les sous-traitants non-autochtones de gonfler les chiffres.
- Lutter contre le « surinvestissement » : La CCEA a demandé le suivi et la récompense des soumissionnaires qui respectent les exigences minimales obligatoires (RMO) tout en tenant pour responsables ceux qui ne les respectent pas (Atteindre 5 %, 2022).
- Plans de contenu : Nous avons recommandé d'exiger des soumissionnaires qu'ils présentent des plans de contenu autochtone précisant comment ils atteindront les exigences et les sanctions prévues en cas de non-respect de cette obligation (Dépasser les 5 % dans les achats fédéraux auprès des Autochtones, 2024).
- Audits des coentreprises : Le CCEA a proposé de vérifier tous les programmes de coentreprise et de partenariat afin de s'assurer que les dépenses soient réellement orientées vers des entreprises autochtones plutôt que vers des entreprises « fantômes » ou « sur papier » (Dépasser les 5 % d’approvisionnement régional auprès des populations autochtones, 2024).
La voie à suivre
L’examen de l’Ombudsman souligne l’importance de directives claires, d’une surveillance cohérente et d’outils modernisés dans tous les ministères. Il s’agit de problèmes structurels qu’il est possible et nécessaire de régler afin de garantir que l’approvisionnement auprès des Autochtones produise des retombées économiques concrètes.
Des outils tels que ceux du CCIB Entreprise autochtone certifiée (CIB) ce programme, qui inclut des entreprises vérifiées des Premières Nations, des Métis et des Inuits, et le programme exclusif de CCIB Approvisionnement Changer™ Le programme et le marché de l’approvisionnement autochtone sont des exemples d’outils et de solutions qui fournissent tous deux les cadres éprouvés, fiables et hautement réputés nécessaires pour combler les lacunes relevées par l’ombudsman.
Bien que nous souhaitions une résolution plus rapide des obstacles systémiques décrits dans ce rapport, le CCEA appuie la voie empruntée par le gouvernement fédéral vers la responsabilisation, qui, si elle est respectée, contribuera à garantir que les entreprises autochtones puissent continuer à soutenir l'économie canadienne.
Le CCEA collabore depuis longtemps avec le gouvernement fédéral et est prêt à élaborer et à mettre en œuvre conjointement ces recommandations. Un véritable approvisionnement autochtone signifie que les entreprises autochtones réalisent le travail, développent leurs capacités à long terme et renforcent leurs communautés. Le CCEA s’engage à ce que l’objectif de 5 % représente une véritable autonomisation économique des Autochtones.