La Chambre de commerce de l'Ontario et le Conseil canadien pour le commerce autochtone publient leur deuxième rapport sur la voie de la réconciliation économique
L’accès au capital peut dynamiser l’économie autochtone, selon un nouveau rapport
Selon un nouveau rapport de la Chambre de commerce de l'Ontario (CCO) et du Conseil canadien pour le commerce autochtone (CCCA), les entrepreneurs autochtones ont besoin d'un meilleur accès au capital financier pour développer leurs entreprises, réaliser des investissements essentiels et soutenir le développement communautaire.
L'OCC et le CCEA collaborent sur Une voie à suivre : la voie de l'Ontario vers la réconciliation économique, l'équité et la croissance inclusive, une série de rapports phares visant à fournir aux entreprises ontariennes des outils pratiques pour favoriser la réconciliation. Leur dernier rapport porte sur les finances et le capital, leviers essentiels à l'autodétermination et à la prospérité économique à long terme.
L'économie autochtone au Canada a doublé au cours de la dernière décennie, passant de 24 milliards de dollars en 2011 à près de 50 milliards de dollars en 2020. Pourtant, l'accès au capital financier demeure un obstacle important pour les entrepreneurs autochtones, qui sont confrontés à des obstacles plus importants au financement, souvent en raison des contraintes du marché du travail. Loi sur les Indiens, des politiques de prêt irréalistes et un manque de services culturellement adaptés.
« La réconciliation économique est non seulement un impératif moral, mais aussi une opportunité économique », a déclaré Daniel Tisch, président-directeur général de la Chambre de commerce de l'Ontario. « Dans notre dernier rapport, la Chambre de commerce de l'Ontario et la CCEA proposent des recommandations concrètes pour aider les institutions financières et les entreprises à investir plus efficacement dans l'économie autochtone, permettant ainsi aux entrepreneurs, aux entreprises et aux communautés autochtones de bâtir un patrimoine durable, au bénéfice de tous. »
Une voie à suivre : Finances et capitaux Ce rapport décrit comment les institutions financières, les entreprises du secteur des ressources et les gouvernements peuvent soutenir le développement économique des Autochtones en s'attaquant aux obstacles systémiques et en renforçant les écosystèmes financiers inclusifs. Il explore également comment les récents développements, comme le règlement du traité Robinson-Huron, doté de 10 milliards de dollars, représentent des occasions d'investir dans les fiducies, le développement économique et la capacité de gouvernance des Autochtones.
Les principales recommandations pour le secteur financier canadien comprennent :
- Créer la confiance et les relations en investissant dans la formation culturelle, en embauchant des talents autochtones, notamment dans des rôles de direction, et en constituant des équipes bancaires autochtones dédiées pour mieux répondre aux besoins uniques des clients.
- Établir des programmes de financement autochtones ciblés en consultation avec les communautés autochtones qui permettent aux institutions d’élargir leurs critères traditionnels de risque et de prêt, de mettre de côté des capitaux dédiés et de reconnaître les besoins uniques des propriétaires d’entreprises autochtones résultant d’une exclusion historique des leviers de création de richesse.
- Fournir des ressources en matière d'éducation financière, de formation et de mentorat soutenir le renforcement des capacités au sein des entreprises et des communautés autochtones, y compris des outils pour naviguer dans des modèles financiers qui n’ont pas été créés pour servir ou bénéficier aux peuples et aux systèmes de connaissances autochtones.
- Élargissement des programmes de garantie de prêts aux Autochtones, permettant aux institutions financières d'adopter des critères de risque plus réalistes et d'atténuer les obstacles liés à une législation obsolète telle que la Loi sur les Indiens.
- Partenariat avec les institutions financières autochtones pour tirer parti d’une expertise fondée sur la culture et atteindre les communautés mal desservies, en particulier les zones rurales, éloignées et dans les réserves.
- Soutenir l'autodétermination à long terme au moyen de mécanismes tels que les fiducies autochtones, les investissements en actions et les modèles de gouvernance générateurs de revenus qui rétablissent la prise de décision indépendante.
« L'accès au capital demeure l'un des obstacles les plus importants auxquels les entreprises autochtones sont confrontées aujourd'hui », a déclaré Tabatha Bull, présidente-directrice générale du Conseil canadien pour le commerce autochtone. « Ce rapport met les institutions au défi d'aller au-delà des changements progressifs et de s'engager à adopter des solutions à long terme et culturellement adaptées pour bâtir un système financier qui reconnaît les besoins uniques des entrepreneurs autochtones et renforce les communautés autochtones. »
La voie à suivre La série s'appuie sur la Partager la prospérité ressource et s'aligne sur les piliers de la Stratégie économique nationale autochtone et sur l'appel à l'action n° 92 de la Commission de vérité et réconciliation. Les prochains chapitres porteront sur l'approvisionnement, les terres et les ressources, ainsi que les infrastructures et les communautés.
L'OCC et le CCEA remercient chaleureusement leur comité consultatif autochtone, l'équipe de recherche du CCEA et les principaux partenaires de la série : Hydro One, BMO, Bruce Power, CN et Meridian. Ils remercient également le partenaire présentateur, l'Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP), ainsi que leurs partenaires de soutien, BDC et Ontario Power Generation.

